Jour 1 de résidence : lundi 23 mars / dé-confinement

De retour sur le chemin de l’écriture en même temps que le retour du soleil. Sortir une chaise du salon. Rester sur le bitume chaud de l’entrée de la maison. Un confinement à demi-dedans à demi-dehors. Ne pas aller tellement plus loin à moins que ce ne soit pour se dégourdir les jambes ou remplir le frigo. Et se mettre à écrire. Se rapprocher des êtres. Dépasser le mètre autorisé. Je repousse les limites. Je me dé-confine. Dans cette solitude il peut donc y avoir d’autres histoires que la mienne et les âmes se côtoient sur la même page. Sortir de la solitude et se rapprocher de soi-même. Un confinement comme sur une île. Chacune et chacun de son caillou mesure les choix de sa vie les chemins épineux. Il n’est plus question de mentir. Désormais s’habituer à vivre avec la boule dans le ventre et le feu dans le cœur quand au dessus de sa tête une mouette passe traverse le ciel bleu et que le soleil réchauffe les mains sur le clavier en train de taper. Désormais vivre l’angoisse et la reconnaissance dans le même temps. Retrouver le goût des choses. Et mettre les compteurs à zéro. Résidence d’écriture : Jour 1.

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